Le mythe
d'Apollon

La fondation du sanctuaire de Delphes

Après sa naissance, Zeus ordonna à son fils, Apollon, de se rendre à Delphes. Là, Apollon tua le dragon Python qui gardait un ancien oracle et terrorisait la région, puis y fonda un sanctuaire avec un nouvel oracle symbolisé par un trépied (chaudron sur trois pieds). Le trépied est un des symboles d’Apollon et c’est assise sur celui-ci que la Pythie rendait ses oracles. Plus tard, Héraclès, venu consulter l’oracle de Delphes, entra dans une vive colère lorsque la Pythie refusa de lui répondre. Furieux, il s’empara du trépied pour fonder un oracle ailleurs. C’est ce qui est représenté sur la face principale du vase : le héros Héraclès s’est emparé du trépied et est poursuivi par Apollon qui tente de le retenir. Les deux personnages sont soutenus respectivement par Athéna, à gauche, et Artémis, à droite. Finalement l’oracle restera à Delphes.

Pour découvrir cette œuvre, rendez-vous dans l’aile Sully du musée du Louvre, salle 652 !

Sophie Padel-Imbaud, documentaliste scientifique au département des Antiquités grecques, romaines et étrusques du musée du Louvre.

Vase peintre des Sirènes, Dispute du trépied
Attribué au Peintre des Sirènes, Stamnos à couvercle (vase à mélanger le vin et l’eau) à figures rouges, produit à Athènes ; Face A : La dispute du trépied entre Apollon et Héraclès – Face B : Persée et la Gorgone ; argile ; H. 36,5 cm ; L. 37,7 cm ; vers 480 av. J.-C, Paris, musée du Louvre, G 180.
© RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Hervé Lewandowski.

Pierre Courteys, Apollon sur le mont Parnasse
Pierre de Courteys, Plat ovale : Apollon sur le Mont Parnasse, email peint sur cuivre, dorure, Limoges, vers 1555-1570, Paris, musée du Louvre, ancienne collection de la baronne Solomon de Rothschild, legs 1922, R 261.
© Musée du Louvre, dist. RMN – Grand Palais / Martine Beck-Coppola

Dans la mythologie gréco-romaine, le Mont Parnasse, au centre de la Grèce, est une montagne consacrée à Apollon, dieu de l’Olympe étroitement associé à la musique, et aux neuf Muses, déesses de l’inspiration créatrice. Ce sujet devient extraordinairement populaire à la Renaissance : en Italie d’abord, où la fresque de Raphaël peinte dans la Chambre de la Signature au Vatican vers 1510-1511 sera largement diffusée par l’intermédiaire de gravures comme celles de Marcantonio Raimondi ou de Giorgio Ghisi ; mais également en France, où la scène illustrant Apollon et les Muses sera reproduite par les peintres italiens travaillant au château de Fontainebleau, ainsi que par le graveur Etienne Delaune. Ce grand plat en émail peint sur cuivre, exécuté par Pierre Courteys selon la technique portée à son apogée par les ateliers de Limoges dans la seconde moitié du XVIe siècle, témoigne du grand succès rencontré par cette iconographie mythologique dans les arts décoratifs de la Renaissance.

Pour découvrir cette œuvre, rendez-vous dans l’aile Richelieu du musée du Louvre, salle 516 !

Françoise Barbe, conservatrice en chef au département des Objets d’arts du musée du Louvre.

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