Qui était Akhethétep ?

Un courtisan proche du pharaon

Akhethétep conserve un certain mystère : on ne sait pas sous quel pharaon de la Ve dynastie il vivait. En tout état de cause, ce fut aux alentours de 2400 avant J.-C, durant l’Ancien Empire égyptien. Les noms de ses parents comme celui de son épouse sont perdus, mais pas ceux de ses trois fils : Séankhouptah, l’aîné qui épousa une fille du roi, Rêkhouef et Akhethétep.

Visuel de la vie d'Akhethetep

Les inscriptions de son tombeau, en donnant la liste des titres qu'il a portés, font état des honneurs qu'il a reçus. Ainsi est-il qualifié d'« ami unique », titre de cour qui signifie qu'il était personnellement connu de son roi et évoluait dans son entourage direct. Au sein du palais, ses fonctions de « chef des secrets de la maison du matin » nous le confirment puisqu'elles décrivent la charge de responsable du réveil et de l'habillement du pharaon. Son titre de « prêtre de Héka » (le dieu de la magie), nous rappelle à son tour que prendre soin de Pharaon au lever, avoir ainsi la responsabilité des couronnes, des sceptres et des bijoux royaux est affaire de magie - et donc de médecine - car les couronnes, les sceptres et les bijoux sont autant de puissances divines chargées toutes de la protection de la personne physique du roi, intermédiaire unique entre le monde des dieux et celui des vivants.

Visuel de la vie d'Akhethetep

Un haut dignitaire de l’Ancien Empire

Akhethétep, selon son rang et à l'égal de ses pairs, reçut par privilège royal des terres, ce qui fit de lui l'un des très riches propriétaires de la région de Memphis. La gestion de son domaine occupait tout le temps que lui laissait la Cour. Les travaux et les jours, immuablement réglés selon le rythme annuel imposé par la crue du Nil, répondaient à un centralisme étatique omniprésent qui s’explique historiquement par la nécessité impérieuse d’organiser l'irrigation des terres à l'échelle du pays.

Visuel de la vie d'Akhethetep

C'est également par privilège royal que lui fut accordé le droit de se faire construire une tombe monumentale, un mastaba, dans l'une des nécropoles royales proches de la capitale, le plateau de Saqqara. Lui fut accordé également le bénéfice d'un culte funéraire assuré par des professionnels. C'est précisément ce à quoi servait l'espace entièrement décoré qu'est la chapelle aujourd'hui au Louvre : assurer l'apport quotidien des offrandes que garantissait la bonne gestion, conçue comme perpétuelle, du domaine d’Akhethétep.

C'est par privilège royal que fut accordé à Akhethétep le droit de se faire construire une tombe monumentale, un mastaba, dans l'une des nécropoles royales proches de la capitale, le plateau de Saqqara.